Rico's Campos

Ariya Musica Production

UN NOBLE DANS LA PEAU D'UN ORFEVRE

Présentation de l’artiste


Septième d’une fratrie de huit enfants, Rico’s Campos est né le 24 mars 1973, à Porto Novo. Dès son plus jeune âge, il est plongé dans la musique, dans un environnement où on joue volontiers Sagbohan Danialou et Gadji Céli. Mais, pour ses débuts, c’est vers la musique traditionnelle qu’il se tourne.

Il s’inscrit dans les groupes de chorales religieuses où il acquiert les élémentaires de sa passion. Avec des pécules gagnés çà et là, il s’offre sa première guitare. C’est cet instrument qui sera son compagnon de tous les instants, c’est lui qui lui inspirera ses premières compositions.
Sa voix, déjà, interpelle, séduit. Presque efféminée, elle rappelle le timbre marqué de Papa Wemba dont il interprète d’ailleurs les chansons avec différents orchestres. Ces groupes, essentiellement implantés à Porto-Novo, constitueront sa deuxième école, puisqu’ils le feront progresser dans la maîtrise progressive des autres instruments, la « tumba », la batterie, la guitare basse, etc.
Les orchestres en vogue tels Les Sympathiques, Les Volcans de la Gendarmerie, les Bombardiers, Odivi de l’ORTB, le sollicitent. C’est justement avec l’un d’eux, les Bombardiers qu’il va enregistrer sa première maquette. En 1998, il crée son groupe, Ariya Musica et sort son album « Silence » composé de huit titres dont « Simekou » son fait d’arme majeur. Le succès, au Bénin, est au rendez-vous.
Homme de scène, le jeune Rico’s se produit sur les podiums de la sous-région. Pour donner une dimension plus affirmée à sa carrière montante, il gagne la Côte d’Ivoire, pôle majeur de l’expression musicale en Afrique de l’Ouest et enregistre en 2002 son deuxième disque, « l’Amour finit au tombeau ». Les huit titres qui le composent sont arrangés dans les studios Akwaba de Freddy Assogba. Il est signé DECAMEL productions. Le disque s’arrache comme de petits pains, boosté par le titre-phare de l’opus qui est salué, sur les radios panafricaines, comme l’un des meilleurs tubes de l’année. Sur ce morceau, Pipi Wobaho et Eléphant Mouillé, deux humoristes béninois signent une de leurs pièces.
Se dessine en filigrane le style de Rico’s. Empruntant au Coupé-décalé, le rythme du natif de Xogbonu s’offre volontiers un zeste de rumba avec des percussions rapides. En cela, il fait penser au « élézo » joué au sud-Bénin avec un orchestre de tam-tams produisant des sons spécifiques et complémentaires.
En 2008, sort « Walaï », chez Laha Productions avec, comme d’habitude, huit plages. Le titre éponyme raconte les tribulations d’un zémidjan, ancien chauffeur d’un chef d’entreprise tombé en disgrâce. Le pauvre a voulu s’offrir la secrétaire de la société, elle-même maitresse du patron. Renvoyé, le prétentieux n’a que ses yeux pour pleurer.
Ce morceau achève d’installer le style Rico’s Campos qu’on qualifiera ici de « Camposé ». On y retrouve cet air de rumba assorti d’«élezo » et du Coupé-décalé. L’orgue y est utilisé intelligemment et les clins d’œil aux musiciens, amis et autres célébrités, ponctueront les phases importantes du morceau. Ce style, le chanteur le prolongera sur un autre titre, « c’est gâté » qui donne plus d’amplitude à ce rythme cette fois-ci soutenu par des mélodies à la congolaise. « C’est gâté » constate le chaos qui sévit dans le monde et pour lequel Rico’s demande la prière et l’élévation spirituelle des pasteurs.
Deux ans plus tard, le natif de Porto-Novo sort un double album, « Sens interdit » et « Semadoukpa ». Il nous fait découvrir sur ces douze titres l’autre palette de sa passion : la musique traditionnelle. En fait, il revisite les classiques du genre, travaillant à la fois sur les chansons du répertoire goun et yoruba. Ici, le sacré et le profane vont de pair, le spirituel et le terrestre se marient. Le natif de Xogbonou utilise à fond les rythmes d’egun-egun – le culte des morts -, le Kosso et le Agbé notamment, cadences portées par les percussions métalliques et en peau d’animaux. L’un des titres majeurs de ces deux albums et repris par les enfants, est le fameux « awouita » - tête de chat – incantation destinée à exorciser la peur et à défier les mauvais esprits. Rico’s Campos prolonge l’expérience en 2014 avec « Faivi » enregistré sur son huitième opus intitulé « Me Bada ». Le chanteur jette une pierre dans la cour de ces jeunes femmes sans éducation et pleines de morgue qui pensent, qu’avec leurs beautés, elles peuvent faire le bonheur d’un homme et de son foyer.
Tout au long de ces années, les succès de Rico’s ont attiré sur lui, aussi bien au Bénin qu’en Afrique, une pluie de récompenses. Artiste infatigable, alliant l’exploration musicale à l’expérience de l’artisanat d’art – il a créé un atelier de fabrication de djembé – il étage sur ses présentoirs trophées et distinctions venant de l’Afrique de l’Ouest et de son pays.
Parmi ces titres, on retiendra :
-le Koundé d’Or au Burkina Faso ;
-le Tamani au Mali ;
-les Oscars d’Afrique au Togo ;
-le Bénin Golden Awards au Bénin ;
-le Disque d’Or du Bureau Béninois des Droits d’auteurs. 

20 ans de carrière

Rico's Campos est devenu incontournable sur la scène musicale béninoise:
20 ans de carrière musicale ! Ça se célèbre. L’artiste Rico’s campos n’a pas voulu passer sous silence ses deux décennies de carrière musicale. Pour ce faire, il a organisé un concert live qui a rassemblé ses mélomanes et fans. Accompagné de l’orchestre ‘’Aria Musica’’, Rico’s Campos est revenu sur certains morceaux phares de son répertoire musical. Il était assisté sur scène par d’autres stars de la musique béninoise en l’occurrence Oluwa Kêmy

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